Marie-Josée

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Un temps d’arrêt, c’est toujours bon! janvier 27, 2012

Filed under: Hiver 2012 en France — mariejolem @ 8:33

Salut à tous, voici un article que j’ai écrit pour l’Osmose, journal hebdomadaire du centre de réadapation de l’estrie (CRE). Voici d’ailleurs le lien: www.osmosecre.wordpress.com

“Déjà le temps d’une nouvelle chronique, il me semble que peu de temps s’est écoulé depuis la dernière fois que je vous ai écrit et j’avoue m’être demandé combien dans les plus de 200 employés du CRE, prennent le temps de lire l’Osmose jusqu’au bout et mes textes par le fait même… C’est vrai qu’ils sont longs, il est vrai que moi aussi lorsque je travaillais au CRE je ne prenais pas le temps de lire l’Osmose à tous les mois, parce que je considérais que j’avais des personnes plus importantes à m’occuper, mes usagers. J’avoue que si je calcule toutes les heures cumulées dans une semaine, je donnais la majeure partie de mon temps à m’occuper des autres, à leur bien-être et beaucoup moins à penser à moi. Maintenant, je regarde Sylvain travailler entre 60 et 70 heures par semaine comme docteur assistant-chef, à donner des soins tous les jours, à se préoccuper de ses patients même dans ses temps de repos, à superviser les internes et à les diriger, à enseigner des cours aux kinésithérapeutes de l’université, bref à se préoccuper constamment des autres. À la fin de la journée, il n’a qu’un besoin, se préoccuper de lui-même, seul, et surtout de ne pas avoir à prendre de décision. Même ses amis se plaignent de ne plus le voir. Lors de ses fins de semaine où il ne travaille pas, je le sens préoccupé, il a toujours une pensée vers ses patient, est-ce qu’il a bien fait, est-ce qu’il ne devrait pas faire autrement, est-ce que ses chefs le trouvent compétents, est-ce que la personne va vraiment être mieux lundi, etc. Il me fait penser à moi, quand je travaillais à temps plein au Québec. Et là, aujourd’hui, je suis complètement à l’opposé, je fais presqu’exclusivement des activités pour me faire plaisir à moi. J’ai recommencé à coudre, à cuisiner, à écrire, je vais marcher ou faire du ski quand il fait beau soleil, j’ai même commencé des ateliers d’écriture et des cours de percussion corporelle. Je devrais être comblée, moi qui ai toujours dit que je ne prenais pas assez de temps pour moi! Hélas non, je ne peux m’empêcher d’envier mon copain, le travail de physiothérapeute me manque, principalement pour le bonheur de sentir que j’apporte quelque chose à l’autre, que j’aide la personne à avancer dans sa réadaptation. Je ne suis pas prête toutefois à faire 60 heures par semaine et je considère maintenant que l’équilibre entre s’occuper des autres et de soi-même est important. Et même encore plus au travers d’une même journée.

En France, j’ai remarqué qu’ils prennent plusieurs temps d’arrêt, des moments de rencontres sociales, pris à des temps définis dans la journée de travail. Par exemple, le matin, quand j’étais réceptionniste au Parc Naturel de Chartreuse, la majorité des employés arrivaient vers 8h30 pour prendre le café ensemble, tous regroupés autour du bureau d’accueil. À 9h00, après avoir fait leur « social », ils partaient travailler chacun de leur côté jusqu’à l’heure du déjeuner. Le repas du midi étant le plus important de la journée, l’employeur nous donnait le droit de prendre jusqu’à une durée de 1h30 située entre 12h et 14h. Et pour la majorité, pas question de prendre 30 minutes, ou encore moins de manger sur le coin de leur bureau (ils le faisaient de temps en temps, mais vraiment si c’était absolument nécessaire). Et avant de reprendre le travail, le café avec les collègues les attendait encore, parfois, lors de journées ensoleillées, sur la terrasse du Café du coin ou encore une fois autour de la réception. C’est vrai que la journée de travail se terminait plus tard (généralement autour de 17h30 à 18h30), mais je dois avouer qu’après 1h30 de temps de repos, je me sentais nettement plus efficace et je ne voyais pas le temps passer jusqu’à 18h. Le fait d’avoir eu le temps de socialiser aussi est vraiment gratifiant dans une journée, je rentrais chez moi satisfaite d’avoir pris des nouvelles de mes collègues de travail et d’avoir fait connaissance avec de nouveaux visages, sans me sentir coupable de m’être arrêté dans ma journée de travail. Je ne sais pas si c’est vraiment possible de reproduire plusieurs temps d’arrêt sociaux dans un contexte de soin de santé, en sachant que nos heures de thérapies sont souvent définies et peu malléables. Même en France, le travail à l’hôpital semble bien axé sur la productivité, où parfois la vie de la personne en dépend. Toutefois, il faut bien manger sur l’heure du midi, alors pourquoi ne pas en profiter pour prendre une heure de temps social, pour laisser de côté notre travail et s’intéresser à nos collègues, à leurs vies, à apprendre à les connaître plus? En tout cas moi je compte bien m’y mettre à mon retour et n’hésitez pas à me le rappeler si vous me voyez ruminer pendant mon heure de dîner!

Au plaisir d’avoir de vos nouvelles!

Marie-Josée”

 

De belles découvertes! janvier 19, 2012

Filed under: Hiver 2012 en France — mariejolem @ 4:23

Le temps passe, les vacances des fêtes sont déjà terminées et l’hiver est enfin arrivé. L’hiver ici, ça ne veut pas dire que tout devient blanc et que la température reste sous les zéros degrés Celsius. Dans la vallée, la neige reste rarement au sol, il faut grimper à plus de 1000 mètres d’altitude pour voir des paysages enneigés. Il fait tout de même froid, un froid parfois si humide que même si le thermomètre indique -3 degré, il est plus désagréable de se promener à l’extérieur que s’il faisait un -20 degré sec. J’ai parfois l’impression que le froid pénètre jusque dans mes os et me refroidi de l’intérieur. Par chance, le soleil, souvent présent dernièrement, réchauffe rapidement l’environnement nous permettant même parfois de prendre le déjeuner (dîner en québécois) à l’extérieur.  Je m’étonne constamment que l’herbe dans la vallée reste d’un vert éclatant, comme les premières poussées du printemps au Québec. Il ne fait pas assez froid pour que le sol gèle en profondeur, ce qui permet aux plantes de rester vivantes. Les arbres sont dégarnis de leurs feuilles, mais certains troncs sont recouverts d’une mousse verte claire, ce qui ajoute aussi un peu de couleur à cette période plus terne. D’ailleurs, ici, si le manteau nuageux n’est pas trop haut, il est possible de s’évader des journées nuageuses. On n’a qu’à monter dans les montagnes, à passer par-dessus les nuages, et là le soleil est encore plus réjouissant. À plus de 2000 mètres, avec la neige recouvrant les sommets et la mer de nuage tout autour, c’est vraiment magnifique!

Toutefois, il n’y a pas seulement en hauteur qu’il y a des choses à découvrir. Dans la basse vallée du Grésivaudan, lors d’une récente balade de l’autre côté des montagnes du Vercors, j’ai découvert des gigantesques champs de noyer, d’où proviennent une partie des fameuses noix de Grenoble. Tout comme nos vergers de pommiers, ces nombreux arbres s’étendent sur plusieurs kilomètres, tous plantés à quelques mètres l’un des autres. Je n’ai pas eu la chance de les voir remplis toutefois, à ce temps-ci de l’année ces fruits enrobés d’une coque épaisse sont déjà tous tombés et ramassés. D’ailleurs ici, les français les nomment des « noix » tout simplement. Je me suis fait prendre une fois en demandant des noix de Grenoble, j’ai eu droit à un regard très surpris, il ne pousse pas beaucoup de noyer dans la ville…  En cherchant avec Sylvain, nous avons découvert que le nom « noix de Grenoble » a été la première appellation d’origine contrôlée (AOC) fruitière reconnue en France, et pourtant, je n’ai pas encore croisé de français qui était au courant de cette désignation. Il faut dire que les AOC sont plus populaires du côté des vins ou des mousseux, que je découvre de plus en plus d’ailleurs. J’ai célébré la nouvelle année pour la première fois en buvant du Champagne presque toute la soirée. Ici, en payant 20 euro, on peut se permettre d’acheter d’excellentes bouteilles de vin ou de mousseux françaises. Pour les vins, c’est toutefois plus intéressant quand on est capable de les déguster à leurs justes valeurs. Je commence à discerner un peu plus les odeurs et les saveurs, mais j’ai encore de la difficulté à différencier la signification des mots astringents et tanniques… Cet automne, j’ai eu la chance de visiter une cave à la vente des vins de Beaune, en Bourgogne, et d’y déguster 10 vins différents produits par l’entreprise Patriarche. À chaque année, le 3ième dimanche de novembre, les différentes caves de Beaune ouvrent leurs portes, moyennant un prix d’entrée, et aussi des bouteilles exclusives pour ce moment de l’année. Certaines bouteilles attendent 10 ans, 20 ans et même plus de 30 ans pour l’occasion… La visite commence par la descente dans la cave, on passe dans des couloirs étroits de murs de pierre, où certains doivent se pencher parfois pour ne pas se cogner la tête au plafond (pour mon cas, ça passe partout…), on croise plusieurs énormes bidons remplis de vins, des étalages remplis de centaines de bouteilles, jusqu’à arriver dans une première salle, où heureusement le plafond se fait plus haut. La pièce est éclairée par des chandelles, formant des grandes ombres qui oscillent sur les murs, on entend l’écho des murmures de discussions des différents groupes de personnes rassemblés ici et là, observant, humant et goutant, le premier vin blanc servi par un homme en costume cravate. La poursuite de la visite se fait de salle en salle, au travers des 5 kilomètres de labyrinthe de galeries souterraines, où dans chacune un vin différent est servi. Je peux vous dire que plus on avance dans les salles, plus l’ambiance se fait chaleureuse et plus le ton de voix augmente! Dans la dernière, les gens chantent des chansons traditionnelles sur le bon vin et la bonne compagnie, et les groupes différents se mélangent pour ne faire plus qu’une grosse masse principalement rassemblée autour du serveur, dont la cravate est étonnamment bien relâchée! Revenons un peu en avant, dans la 7ième salle, où je me suis rendue compte que le vin rouge que je buvais a été mis en bouteille quand j’avais à peine 3 ans! Sublime, je ne pensais jamais qu’un vin pouvait dégager autant d’arômes qui restent autant plus savoureux sinon plus en bouche, comme si l’on buvait un jus de fruit après lui avoir retiré tout le sucre pour n’en conserver que les saveurs. Incroyable! Mais mon étonnement était loin d’être terminé, puisque les 2 salles suivantes nous avons dégustés des vins de 1973 et 1959. Impossible de reprendre un deuxième verre, ces dernières étant vendues entre 200 et 1000 euro la bouteille, vous imaginez! Moi je ne cessais de penser à tous ces gens qui ont travaillé à la main à cette époque pour recueillir les raisins, les presser et les mettre en bouteille. Se doutent-ils aujourd’hui de la valeur de tout leur travail? Il faut toutefois voir ça comme un art, et dans ce métier l’artisan n’est pas nécessairement celui qui travaille physiquement, mais bien celui qui a su faire les bons mélanges de raisin, avec les bonnes vignes les mieux placés dans la colline, avec le bon ensoleillement, et bien sûr le bon embouteillage et entreposage… Je n’aurais jamais cru qu’il y avait autant de particularité dans la fabrication du vin, et je n’ai pas fini d’en apprendre. J’ai rencontré des français un peu fanatique de la dégustation, qui arrivent à déterminer, sans avoir regardé l’étiquette de la bouteille, de quelle région provient le vin, seulement en regardant sa limpidité, sa couleur, sa robe et ses jambes…

À part toutes ces découvertes fabuleuses, je poursuis mes démarches de recherche d’emploi et j’apprends à être de plus en plus patiente avec le côté administratif français, ce qui n’est pas toujours évident. Je travaille maintenant à temps partiel dans un centre de conditionnement physique pour donner des cours de Pilates. J’adore ça, mes groupes comptent entre 5 et 30 personnes, tous motivés à reprendre des muscles ou à continuer à travailler même si certains exercices sont difficiles ou exigeants. Ça me fait différent de la clientèle blessée où j’ai eu souvent l’impression de devoir les motiver et les encourager à continuer, à bouger et à forcer plus qu’ils ne sont habitués de le faire. Là, comme les gens viennent de leurs pleins grés, même si c’est dur, c’est normal, c’est ça qu’ils recherchent! J’ai d’ailleurs eu plusieurs bons commentaires sur mes cours, du genre : « Merci pour le cours, j’ai vraiment bien travaillé musculairement ». Je crois n’avoir jamais eu d’aussi beaux compliments en tant que physiothérapeute. À Grenoble, d’ailleurs, les gens sont particulièrement en forme. J’ai vu beaucoup de personnes aller courir dans la montagne, et quand je dis montagne, c’est pour monter sans arrêt une pente en zig zag de minimum 300 mètres à la course pour ensuite la redescendre encore plus vite! Des vrais masochistes pour les cuisses! Il faut dire aussi que dans la région, la majorité de la population fait du ski alpin, du ski de randonnée, du ski de fond, de la randonnée pédestre, du parapente, du kite (parapente en ski ou en planche à neige) ou pour les plus extrêmes du base jump (se lancer d’une falaise et profiter de la chute libre avant d’ouvrir son parachute). À Grenoble, avec toutes les immenses chaînes de montagne qui l’entoure, c’est l’endroit parfait pour tous ces sports. Pour ma part, je découvre de plus en plus le ski de randonnée et je profite bien du ski alpin (où je peux encore mieux employer le nom depuis que je ski dans les Alpes…). Je vous en écrirai peut-être plus long sur ce sujet dans un prochain message…

Au plaisir d’avoir de vos nouvelles!

Marie-Josée

 

Un bel exemple de méditation! décembre 9, 2011

Filed under: Pensées du jour — mariejolem @ 8:49

Voici ce que je nomme une belle méditation efficace!!! Je peux vous jurer que ce n’est pas toujours facile d’en arriver là… Faudrait que je m’y remette d’ailleurs…

Love it like il is

On devrait toujours avoir une petite boîte avec soi pour accueillir les imprévus…

 

Bienvenue en France! novembre 15, 2011

Filed under: Automne 2011 en France — mariejolem @ 1:35

Je suis dans la voiture en plein centre-ville de Grenoble et je commence à comprendre pourquoi les français se crient des blasphèmes ou s’impatientent facilement lorsqu’ils conduisent. Ça fait plus de 40 minutes que je tourne en rond pour me rendre à l’Office français de l’immigration et de l’intégration quand ça aurait dû m’en prendre 20. J’avais pourtant pris la peine de regarder sur une carte avant de partir et d’apprendre par cœur le trajet à suivre pour me rendre à destination, ça avait l’air si facile…

Tout se déroulait bien, jusqu’à ce que ma rue finisse en sens interdit et m’oblige à tourner à droite. Pas de panique, me dis-je, je n’aurai qu’à tourner à gauche à la prochaine, et à faire un petit tour de bloc plus loin pour me retrouver. Erreur, ici les rues ne sont pas parallèles comme au Québec, elles se croisent dans une diagonale ou une autre, avec des minuscules ruelles à sens unique et des ronds-points tellement énormes qu’il y a même des voies et des feux de circulation au centre.  Je tente donc de suivre le trajet qui me semble le plus logique, moi qui ait toujours eu un bon sens de l’orientation, je devrais être capable de me retrouver.  Pas de chance, il y a des constructions, la rue est bloquée. Je me laisse donc guider par les pancartes de détour, jusqu’à ce que je me rende compte qu’il n’y en a plus et que je ne sais plus du tout dans quelle direction je me dirige. Je recherche les noms des rues que je croise, sans succès, les affiches sont soit inexistante, soit tellement petites que je n’arrive pas à les lire. Je me fais dépasser par des motos à toute vitesse dans la voie de bicyclette à ma gauche (trouver l’erreur), et ensuite klaxonner parce que j’ai ralenti ne serait-ce qu’un peu pour tenter de lire le nom de la rue. Alors là, je peux vous dire que j’ai vraiment le goût de sacrer. Je prends une grande inspiration (me rappelant mes cours de méditation), je lève la tête vers les Alpes entourant Grenoble et reconnaît le massif de la Chartreuse devant moi avec à ma droite une des 3 grandes tours blanche (immeubles à logements construits dans les années 70, qui se démarquent considérablement de la vieille ville). Ça y est, je sais maintenant que je me dirige vers le nord. Je continu donc mon chemin jusqu’à l’Isère (rivière faisant un grand arc de cercle autour de la ville) et la longe  jusqu’à retrouver la route principale qui me mènera plus facilement à destination. Ouf, quelle galère (mot que j’ai adopté depuis mon arrivée, il se porte bien à plusieurs situations vécues ici!).

Arrivée à l’office de l’immigration, je questionne la dame de l’accueil sur les procédures à suivre pour avoir un rendez-vous médical (une des nombreuses étapes pour obtenir ma prolongation de Visa en France). Me répondant d’un air condescendant, elle me dit que ce n’est pas à moi de demander le rendez-vous, je dois remplir le formulaire, l’envoyer à la Préfecture, qui eux communiquerons directement avec elle, qui elle me rappellera pour me donner un rendez-vous. Pourquoi se donner autant de trouble, je suis là! En plus, la dame de la mairie, qui s’occupe d’envoyer mon dossier à la Préfecture, m’a dite à deux reprises de prendre rendez-vous directement par moi-même pour accélérer les démarches. Non, elles n’ont possiblement pas eu les mêmes formations pour les démarches à suivre. Je vais devoir retourner voir la dame de la mairie pour la troisième fois et lui expliquer que c’est bien à elle de faire les démarches pour moi. Et bien évidemment, je ne peux pas envoyer mon dossier moi-même à la Préfecture de Grenoble, puisque mon domicile se trouve à l’extérieur de la zone couverte par la ville elle-même…

Bienvenue en France! Il est vrai que je me sens parfois comme dans le film d’Astérix et Obélix lorsqu’ils se font promener dans l’immeuble administratif tel un labyrinthe sans fin, mais je dois avouer que depuis mon arrivée en France j’ai été très choyée. La majorité des gens sont très sympathiques, surtout en sachant que je suis québécoise, ils sont encore plus accueillants. J’ai même trouvé plusieurs employeurs prêts à m’embaucher, sans même avoir regardé mon curriculum vitae. Une fois les démarches administratives terminées, je ne risque pas de manquer d’emploi. J’ai plusieurs possibilités pour donner des cours de Pilates, j’ai aussi eu une offre pour faire de la cueillette de données pour faciliter la recherche sur la rougeole et également pour faire de l’enseignement aux masseurs-kinésithérapeutes à l’université de Grenoble. D’ici à ce que toutes ces belles expériences commencent, je me régale des fruits et légumes frais que je me procure dans différents marchés en plein air, de pain du jour encore chaud cuisiné dans la boulangerie du coin, et surtout je profite du paysage magnifique qui m’entoure. Mon copain et moi avons trouvé un superbe appartement situé au 4ième étage d’un immeuble construit à flanc de montagne, avec une terrasse de 35 mètres carrés (environ 4 par 8 mètres). Celle-ci donne sur une grande vallée entourée des 3 chaînes de montagnes environnantes, soit  Belledonne (dont les sommets à plus de 2000 mètres sont déjà blanchis par la neige), le massif du Vercors (plus connu puisque beaucoup de résistants s’y sont réfugiés durant la deuxième guerre mondiale) et le massif de la Chartreuse (avec  ses immenses falaises rocheuses laissant même voir à certains endroits les différentes couches de plaques tectoniques). C’est à cet endroit que je m’installe avec mon portable pour écrire, rien de moins pour s’inspirer quoi! Malgré la vue de la ville au fond de la vallée (où se situe la majorité des 150 000 habitants de Grenoble), et que je sois à 15 minutes de voiture du centre-ville,  j’ai parfois l’impression d’être en campagne. Un coq chante souvent dans une des cours de maison située tout près et à chaque heure, le clocher de la vieille église en pierre, à une centaine de mètres à l’ouest de notre demeure, sonne pour annoncer le temps qui passe. Celui-ci me semble d’ailleurs défiler  aussi vite d’un côté ou de l’autre de l’océan, même si mes changements et les trajets que j’emprunte sont différents des vôtres.

Au plaisir d’avoir de vos nouvelles! Je pense à vous très fort.

Marie-Jo

 

Une journée chez Shakespeare… avril 25, 2011

Filed under: Angleterre 2011 — mariejolem @ 2:30

Le jour suivant, je me suis fait plaisir en m’immergant cette fois dans la vie du grand écrivain, poète et dramaturge qu’est Shakespeare.

Je me suis promené dans Stratford-upon-Avon, sa ville natale, m’imaginant emprunter les mêmes chemins que lui, m’assoir au pied du même saule-pleureur en rêvassant à des histoires romantiques et poétiques, tout en admirant les nombreux cignes et canards se promenant sur la rivière Avon. 

Il est assez peu probable toutefois que la ville était similaire dans son temps, étant donné qu’il est né en 1564. Plus de 400 ans de popularités, vous vous imaginez!!! Il y avait encore d’ailleurs énormément de touristes partout, de boutiques touristiques, des maisons à visiter, etc. En fait, toutes les anciennes maisons ayant appartenues à la famille de Shakespeare (ses parents autant que lui et ses enfants) sont aménagées pour permettre la visite au curieux qui veulent en savoir plus sur son existence, en défrayant un certain montant de livre sterling pour chaque visite bien sûr. Ils ont même retrouvés des murs de pierre en creusant le sol, qui faisait partis des anciens murs de la maison de Shakespeare, avec également des objets de cuisine, des poteries, qui aurait pu être utilisés par le grand dramaturge lui-même. Ils continuent à creuser pour pouvoir mieux connaître ses intérêts, ses façons de vivre et de faire. Je ne crois pas que Shakespeares aurait pu imaginer qu’après tant d’année, on cherche encore à en savoir plus sur sa vie, jusqu’au fin fond de son intimité, et jusqu’à changer sa ville natale en ville aussi touristique. Impressionnant! Il faut dire que si on calcule le nombre de toutes ses réalisations, qui sont toutes écrites d’une façon incroyablement poétique, c’est aussi très impressionnant.
 
Mon voyage s’est terminé la tête remplie des histoires du passé, appréciant maintenant les anglais malgré leurs invasions en Amérique, me rendant compte qu’au Québec, malgré notre langue française, nous avons gardé beaucoup de façon d’être et de faire de ceux-ci. Et tout en lisant la pièce de théâtre “A Midsummer Night’s Dream” de Shakespeare (en anglais pour être certaine de bien apprécier toutes les rimes), mes 6 heures de train pour retourner à Grenoble sont passés incroyablement vite.
 
Voilà un “petit” résumé de mon séjour de une semaine en Angleterre… Vous pouvez vous compter chanceux que je ne vous ai pas écrit encore sur la France, vu mon séjour de 4 mois déjà… 
 
Au plaisir de se revoir bientôt et d’avoir de vos nouvelles!!! 
  
À très bientôt!
Marie-Jo
xx

 

Warwick castle avril 25, 2011

Filed under: Angleterre 2011 — mariejolem @ 2:07

J’ai par la suite visité le château de Warwick, un des plus visité de l’Angleterre, construit en 1068, avec vraiment beaucoup de choses à voir!!! J’y ai passé 4 heures et je n’ai pas eu le temps de tout voir!!! Il y avait de tout: des pièces variées décorées de tapisserie colorée de l’époque médiévale, des murs de bois gravé sur toutes leurs grandeurs, des peintures gigantesques de rois, reines et princesses qui nous lancent des regards aguicheurs, des nombreuses histoires de royauté, des donjons avec tous les outils macabres que l’on ne peut même plus imaginer aujourd’hui pour punir les traitres, ou tout simplement ceux qui ne plaisaient pas au roi, des salles de réception grandes comme petites, des parcs avec cours d’eau et oiseaux, des énormes lance-pierre en bois, sans oublier les nombreux paons qui se pavanent fièrement sur les ramports et dans les parcs du château. Partout, des gens déguisés de l’époque nous accueillent et jouent leurs rôles à merveille pour nous faire revivre les siècles d’antan. Ce fut une autre belle journée remplie de découvertes.
 

 

Malvern, ville historique avril 25, 2011

Filed under: Angleterre 2011 — mariejolem @ 10:35

Après ces 3 jours remplis, je suis allée rejoindre Mélanie (ami québécoise) dans sa nouvelle ville de résidence, Malvern, où elle avait effectuée sa première semaine de travail. Quelle joie de se retrouver entre québécoises!!!

Malvern est une ville historique épatante. Mélanie et moi avons passé la fin de semaine à découvrir le coin, une journée dans les montagnes surplombants la ville (un bon petit 15 kilomètres à pied), et une journée de visite de la ville en tant que telle. Nous avons appris énormément sur l’histoire ce celle-ci, qui date de 1145, et qui en a vu passer du monde et des trucs… De la formation rocheuse, des temps médiévaux, des thérapies médicales variées par l’eau de source miraculeuse (peut-être le précurseur de l’hydrothérapie?), des effets de la deuxième guerre mondiale sur la ville (passage des Américains entre autre), des histoires de meurtre par un certain Dr ???, de laboratoires scientifiques, d’une station de train datant de 1861, et j’en passe.

Mélanie habite chez une famille anglaise, dans une chambre d’une magnifique maison Victorienne. La famille m’a accueilli chaleureusement comme si moi aussi j’en faisais parti. Tous les anglais que j’ai croisés dans tout le voyage se montrent accueillants, nous donnent des informations avec le sourire, s’assure de notre compréhension des explications données, et se montrent rassurants s’il y a un problème, et tout ça la majorité du temps avec un plaisir sincère. Ca rends le voyage vraiment agréable. Enfin, c’est mon impression d’une semaine seulement… Mélanie pourra confirmer ou infirmer mes dires après ses quelques mois passés là-bas.

 

Londres au soleil! avril 17, 2011

Filed under: Angleterre 2011 — mariejolem @ 9:27

J’ai passé trois magnifiques journées à Londres où j’ai découvert une ville gigantesque, remplie de richesse dans tous les sens du terme. Des immenses monuments datant du IIe siècle à aujourd’hui, sont présents dans tous les quartiers de la ville et malgré leur différence d’âge, ils se voisinent d’une façon surprenament harmonieuse.

Comme toute grande ville du monde, elle attire des touristes, et ce même en plein milieu d’une journée de semaine, il faut s’attendre à croiser des centaines, voire des milliers de personnes. Et surtout des français, des groupes d’étudiants généralement. Moi qui pensait faire une insertion complète en anglais, j’ai entendu parler français presque constamment dans les premiers jours de mon voyage, et ce même dans l’auberge de jeunesse…

Après avoir parcouru les quartiers de Bloomsbury, Soho et Westminster à pied, avoir admirés des monuments gigantesques aux côtés de groupes de touristes, croisé des bus rouges à deux étages, des taxis ronds de partout, me faire klaxonner pour ne pas avoir regardé du bon côté de la rue en traversant, le goût de trouver un endroit plus calme m’a soudain pris.

Les parcs de Londres sont parfais pour cela!!! Ils sont tellement grands et remplies d’arbres, de fleurs, d’espace vert pour s’y étendre, de cours d’eau et d’oiseaux de toutes sortes, que l’on oubli qu’on est en ville.

Le “St-James’s park” a été mon préféré. Je n’ai jamais vu un aussi grand nombre d’espèces de canards différents rassemblés au même endroit. Il s’y trouvait même des pélicans! Plusieurs oiseaux marins, tels que les pélicans, furent des cadeaux offerts au roi au XVIIe ou XVIIIe siècle. D’ailleurs, les parcs de Londres possèdent des canards de partout dans le monde.

(avec cabine téléphonique rouge typique)Après une bonne pause rafraichissante de nature, pourquoi ne pas faire la visite d’un musée! Mais lequel choisir? British Museum (histoire), Natural history museum (animaux), Musée de la Guerre, Musée des prisons, Musée de Shakespeares, Musée du cinéma, Tate Museum (art moderne), Victoria & Albert Museum, Aquarium, et j’en passe. Par chance, la majorité sont ouverts gratuitement au public, mais il faut avoir le temps pour en faire le tour. Pour rester dans l’ambiance naturelle, moi j’ai choisi de visiter le “Natural history museum”, il faut dire que l’annonce de l’exposition “Sexual Nature” a attiré ma curiosité. Ce fut très intéressant! J’ai aussi visité une exposition du Tate Museum, avec plein de toiles de toutes les sortes d’art moderne absurdes, impressionnantes pour la plupart, mais parfois difficile à cerner.
La première journée, mon plus grand plaisir fut de déguster un gigantesque hamburger fait avec du steak purement “british”, bien rempli avec des tomates, salade, ketchup et du fromage cheddar dégoulinant de partout!!! Tout cela accompagné d’une bonne bière London Ale. Il m’est impossible de vous exprimer tout le bonheur ressenti à déguster ce menu aussi riche! Je me sentais presque chez moi, au Québec. J’ai même eu une pensée pour la reine Elizabeth en me demandant si elle avait déjà vécue des plaisirs similaires dans sa vie. Je m’en léchais les doigts (désolé m’man, mais là même si j’étais en public, je n’ai pas pu m’en empêcher). Je me trouvais d’ailleurs dans une brasserie, et il n’y avait que des hommes autour, sûrement moins grave…
J’ai aussi eu la chance de voir le changement de gardes au Bukingham Palace, où la reine se trouvait d’ailleurs (en raison du drapeau du palais élevé). La cérémonie a débuté devant le Wellington Barracks, situé tout près du palais, où des gardes en uniformes rouges, munis de leurs grands chapeaux noirs étaient allignés tel un service militaire. Ils se sont faits inspectés par plusieurs officiers un à un, de façon très officielle, pendant qu’un autre criait des ordres de temps en temps. Impressionnant! Ils se sont ensuite déplacés, pris des instruments de musique pour former un grand cercle, tout respectant les ordres du commandant. Un chef d’orchestre s’est dirigé au centre et en levant ses bâtons et a démarré l’orchestre. Quel ne fut pas l’étonnement de tous les touristes rassemblés (m’incluant) en reconnaissant la mélodie du film de “Star War”, qu’ils ont ensuite enchaînés avec celle du Roi Lion et de plein de films différents. Le changement de garde s’est effectué un peu plus tard au Bukingham palace, nécessitant un arrêt de la circulation dans les rues situées devant le palais pour laisser passer l’orchestre et les gardes marchant au pas.

 

Quelques fleurs d’Angleterre… avril 17, 2011

Filed under: Angleterre 2011 — mariejolem @ 1:52

En cette belle journée de printemps, je vous offre ces belles fleurs que j’ai prises lors de mon voyage en Angleterre la semaine dernière.

Voyage merveilleux, ensoleillé, surprenant et enrichissant où j’y ai découvert des origines certaines!

 

Randonnée à ski: Pic du Lac Blanc janvier 18, 2011

Filed under: Hiver 2011 en France — mariejolem @ 8:23

La majorité du temps, il nous faut donc monter à plus de 2000 mètres pour profiter de la neige, à ce niveau il fait plus froid la nuit, donc elle est mieux conservée. À cette hauteur d’ailleurs les paysages sont à couper le souffle.

Grâce à mon copain Sylvain, j’ai eu la chance de les découvrir et les admirer en ski de randonnée. À plusieurs reprises déjà nous sommes allés faire des excursions où nous gravissons les montagnes sur nos skis alpins munis de peaux de phoque. Ces peaux nous permettent de glisser lorsque l’on avance les skis et de rester bien agrippé à la neige en montant les pentes escarpées.

Les skis sont également munis de fixations amovibles pour pouvoir monter avec le talon libre (comme en ski de fond) et descendre avec les chaussures solidement fixées.

En fin de semaine, j’ai gravi mon premier 3000 mètres! La montée de plusieurs heures s’est déroulée avec pleins de sensations fortes du fait de gravir de hautes pentes raides parfois glacées et parfois poudreuses avec peu de cohésion sous les skis. 

Je m’empêchais souvent de regarder plus bas en me concentrant sur mes pas un à un en me disant que si je glisse tout en bas, je dois recommencer mon ascension.

Je devais encourager continuellement tous les muscles de mes jambes qui ne cessaient de m’envoyer des signes de fatigue (il faut dire que j’avais déjà deux jours de ski dans le corps). Par chance, les chances d’avalanche étaient faibles à ce jour, mais l’analyse des pentes est toujours conseillée en tout temps parce que les risques ne sont jamais à 0, ce qui ajoute un petit stress de plus. Sylvain est toutefois un bon enseignant de ce côté, et en plus des livres et des conférences que je consulte, j’en apprends de plus en plus sur le sujet.

L’ascension s’est terminée sur une crête de montagne où à cet endroit on ne peut pas se permettre de tomber, en raison de la hauteur et de la raideur de la pente. Pour arriver au sommet, nous avons d’ailleurs dû enlever nos skis et les attacher sur nos sacs à dos pour terminer l’ascension à pied.

Rendue en haut, il est difficile de vous transmettre toutes les émotions ressenties: fierté, soulagement, étonnement, joie,… Le paysage magnifique récompensait tous les efforts. Une vue sur les Alpes s’étendait à 360°, avec tous ses pics de montagnes blanches à perte de vue. Le soleil resplendissait, faisant briller la neige de partout. C’était tout simplement magnifique! Toutefois, je n’avais pas fini de vivre des émotions, il restait la descente!!! Quel bonheur de glisser sur la neige vierge, de choisir où tu descends sans avoir à suivre de piste, au travers de montagnes à perte de vue, sans arbres pour couper le chemin. Seuls quelques rochers à éviter surgissaient ici et là. Quel plaisir de se retourner et d’admirer ses propres traces de ski formant de superbes “S” dans la pente raide. Parfois, nous n’avions qu’à nous laisser glisser doucement dans les pentes douces, ce qui nous permettaient de continuer à admirer le paysage et de retourner à notre point de départ sans trop d’effort. C’était tout simplement magique!

 

 
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